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16 mai 2018

L'amie prodigieuse - le nouveau nom - Elena Ferrante

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Il y a longtemps que j'hésite à partager le désamour pour ce livre. J'ai lu les deux premiers opus. J'ai pris le deuxième pour m'obliger à poursuivre. Alors ça se lit, oui, ça parle d'une époque (fin de la deuxième guerre mondiale, années 50 et 60, à Naples, le statut de la femme est très bien observé et analysé, rien à dire).

Mais.

Un roman. Avec des héroïnes dont la narratrice dit qu'elles sont "amies". Amies - ennemies - concurrentes - jalouses. Je ne sais pas quoi en penser. Petites serait le mot le plus approprié à mon sens.

Que ça m'énerve d'écrire un post sur un livre que je n'ai pas aimé ... Mais que je pourrais conseiller parce que ça se lit quand même très bien. J'ai d'ailleurs offert les 2 tomes à ma mère en lui précisant que je pourrai lui acheter les 2 autres.

Deux filles prisonnières de leur statut de fille de famille pauvre à Naples dans les années 50. Des filles avec des rêves, avec des capacités intellectuelles qui vont permettre à l'une de devenir (pas encore à la fin du deuxième tome) enseignante et sortir de sa classe sociale, mais pas à l'autre, qui se fera happer par la tradition et verra chacune de ses velléité d'indépendance ou ses initiatives foulées au pied par ... son mari ? son frère ? le destin ? son manque de courage ? son aquoibonisme ?

Cette amie prodigieuse ne l'est pas à mon sens. Ce titre trompeur m'a bien roulée dans la farine. L'amie prodigieuse serait-elle la narratrice plutôt que celle qui est l'objet du roman ? C'est une idée séduisante.

J'ai envie de savoir ce que devient Elena, mais je n'ai pas envie de me coltiner les déboires de Lila qui n'a aucune force de caractère contrairement à ce que ses "coups de folie" font penser. Non, Lila est perdue et laisse les autres modeler son destin. Elena peut être envieuse parfois de son amie, elle est brillante et fait preuve de suffisamment de droiture et de force pour risquer d'avoir un avenir digne d'elle.

Pas d'enregistrement d'extrait, je n'ai pas eu le courage d'y retourner.

Posté par Ptisa FireBird à 09:27 - Commentaires [5] - Permalien [#]
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