L’homme est pensif, un peu seul

Un peu dérisoire, écrasé par la foule

Malaxé par le doute, il ne panique pas

Il est surentrainé aux rigueurs de l’arctique

Le froid du métal, l’indifférence générale

 

Près de lui brille une étoile

Il ne le sait pas, il ne la voit pas

Dans l’indifférence générale

Il ne le sait pas, il ne la voit pas

Il ne la voit pas

 

Oblique est sa route, têtu son caractère

L’alchimie de la rencontre demeure insaisissable

Il ne la saisira pas, angoissé par la nouveauté

Qui pourrait bien briser son habitude, sa routine

Un grain de sable dans sa machine

 

Près de lui brille une étoile

Il ne le sait pas, il ne la voit pas

Dans l’indifférence générale

Il ne le sait pas, il ne la voit pas

Il ne la voit pas

NI VU HAC

 

Cette chanson parle de l’autisme et elle vient compléter mon dernier article.

Je flotte dans une sphère nouvelle pour moi et dans laquelle je suis enfermée depuis toujours. La différence est que maintenant j’en découvre les contours et l’épaisseur. Et en découvrir les contours et l’épaisseur ne permet pas d’en sortir : juste d’en prendre acte avec de la sérénité (mais quand ?) et surtout, le pire certainement, de s’en faire une raison.

Abandonner la course à la normalité était la première bonne idée. Ne plus se forcer, ne plus essayer d’entrer dans ces cases dans lesquelles vous êtes tous si bien installés. Je m’y suis toujours blessée et pourtant je m’y suis entêtée longtemps.

Et chaque jour, malgré tout ce que j’abandonne, il y a encore des entraves minuscules qui m’empêchent d’exister. Je les découvre les unes après les autres. Les abandonner demande de l'énergie. C'est mon travail aujourd'hui.

La deuxième bonne idée n’est certainement pas une bonne idée. Alors je vais la laisser de côté un temps et éviter de la nourrir telle quelle.

Mais je ne l’abandonnerai pas. Je dois penser pour 3 personnes. La clairvoyance et la lucidité font partie du package.

éclipse