Voici un thème un peu électrique. Je pourrais choisir de ne pas participer.

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Je suis dans une période de ma vie, après 15 ans d’engagement, où je ne peux pas participer avec les autres à ce rendez-vous du Lundi.

« mon » « mes » amoureux, voilà bien des pronoms possessifs qui me font vomir. De la même manière que je refuse d’appartenir.

Même si j’utilise facilement les mots « ma meilleure amie », je parlerai plus facilement d’un ami, une amie, une copine. Dans son individualité et non dans un rapport de possession. Idem avec « chez moi », je dis toujours « à la maison ».

Quand aux animaux de compagnie, même si j’ai eu un chat, l’idée de créer ces êtres vivants pour le seul plaisir de l’homme me révulse. Donc mon chien, mon objet au même titre que ma voiture, très peu pour moi.

Avoir la chance de partager des moments privilégiés avec un compagnon ou un partenaire : voilà la formule qui est consacrée chez moi. Et si à un moment le « mon » apparaît, il vient à ce moment là honorer le sentiment que ce partenaire a choisi de rester ici et maintenant avec moi. De me préférer moi, et réciproquement.

On ne peut pas dire que la brutale réalité de vie permet d’utiliser ce concept. Non, tout est faussé dans les relations des gens, le « mon » étant généralement aliéné non pas à de beaux projets d’avenir mais à une théorie conservatrice et dégénérée des obligations familiales : être coincé avec des obligations financières, des obligations envers les enfants que l’on croit « devoir » élever ensemble, des obligations envers les autres membres de la famille qui se traduisent, si l’ont veut vraiment voir les choses objectivement à une soumission, quand il ne s’agit pas d’avilissement.

Ok, vous allez dire que je force le trait, mais les situations où on se sent totalement libre de créer un lien et des obligations, existent-t-elles vraiment ?

C’était le rendez-vous du lundi d’Alice et Zaza

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