J’ai trouvé cette image inspirante pour le rendez-vous du jour.

9 choses à abandonner

Alors je vous la traduis en français et je commente

9 choses à abandonner si tu veux être heureux

1. Le besoin d’être approuvé

Oui, c’est bien, bravo, tu as fait ce qu’il fallait, tu es très fort.

Alors ça va bien quand on a 3 ans, et aussi au-delà mais sérieusement : qui s’intéresse à vos efforts ?

Quand on fait quelque chose de bien, la personne qui doit être satisfaite, c’est soi-même. Pourquoi attendre une médaille ? Alors bien sur ça fait plaisir, et les amis disent généralement bravo ! tu t’en est bien sorti ou félicitations, je suis content que ça marche pour toi.

En dehors de ce cas là … les gens ne fonctionnent que d’une seule manière, même si on peut trouver ça malheureux. De manière générale les gens font des choses … pour obtenir autre chose. L’approbation peut prendre plusieurs formes : un droit, un cadeau, une augmentation. Rien qui ait un rapport avec l’estime de soi. C’est un asservissement que de faire une chose pour obtenir autre chose.

Ne pas chercher à être approuvé, ça veut dire agir en toute conscience, en rapport avec ses valeurs, et surtout en totale liberté.

Ce que je fais je le fais parce que ça me plaît, pas pour que tu me dises que c’est bien.

 2. Le besoin d’impressionner les autres

Être le meilleur, le plus fort, voilà encore une idée à la con, promue par les médias bien sur …

Regarde-moi ! Tu as vu comme je suis forte ? Comment je me débrouille ? Comment j’ai obtenu ce que je voulais ? Mais tu n’en serais même pas capable toi !

En effet, je n’en serais même pas capable pour la raison suivante : je n’essaierai pas de faire la même chose que toi, ça ne m’intéresse pas.

Par contre, si tu veux du soutien ou que je te tienne la main pendant l’effort, pas de problème, je t’aiderai à accomplir ce que tu souhaites et je serai contente pour toi si tu y arrives.

Mais je n’ai aucune supériorité à démontrer, mon étalon, c’est moi.

3. Le besoin d’avoir toujours raison

Ah voilà un poison … ça m’arrivait fréquemment autrefois. Mais était-ce un « besoin » ?

Bon, ok tu as raison, et maintenant ? Ça change quoi ? Je laisse souvent les gens qui partent sur ce terrain se débrouiller. Je n’insiste jamais. Je dis OK, vas-y, fait le.

Discuter pour avoir raison est une perte d’énergie. J’ai décidé que c’était terminé. Dans le pire des cas, si je dois vraiment intervenir je dis « je sais pas ». C’est ma phrase préférée. Souvent expliquer mes arguments devient difficile et surtout, maintenant je le sais, ma façon de m’exprimer ne percute pas les autres. Parfois c’est comme si je parlais une langue étrangère. Alors j’économise.

Et avec « je sais pas », c’est tout un temps d’attente qui se met en place et souvent … la situation se dénoue d’elle-même. Parfois cruellement, mais c’est la vie.

Une autre phrase que j’aime bien dire : non, moi je ne fais pas ça. Point final.

Il y a un truc qui s’appelle l’engagement psychologique. Tu sais qu’une situation est bonne pour toi et tu vas persister même si tu te contraries et que tu es malheureux au final. Mais tu peux pas lâcher. Je me rends compte aujourd’hui que j’ai fait ça pendant un certain nombre d’années et que le résultat attendu n’est bien entendu pas là.

4. Vivre dans le passé

Alors oui, vivre dans le passé, il y a 2 façons : soit on se remémore les bons souvenirs, c’est de la nostalgie, ce qui veut dire que tout ce qui s’est passé depuis ne vaut pas grand-chose ; soit on ressasse ses erreurs et ses échecs, ce qui veut dire qu’on n’est incapable d’inventer le présent et l’avenir.

Étant donné que j’ai choisi d’être ma meilleure amie et ma compagne jusqu’au bout, je donne au passé la place qu’il mérite. Alors oui, j’ai connu des joies, j’ai de grands regrets et de grandes tristesses, c’est tout cela qui fait le sel de la vie et cela continue dans le présent et dans le futur : il n’y a aucune raison d’avoir peur d’avancer. Les choses ne se répètent pas, les êtres humains ont suffisamment d’imagination pour faire de nouvelles conneries et de nouvelles erreurs et aussi pour inventer de nouvelles aventures et de nouveaux bonheurs, alors en avant, il n’y a qu’un seul sens.

5. La résistance au changement

J’ai l’habitude de dire que pour chaque porte qui se ferme, il y a une fenêtre qui s’ouvre.

J’ai d’ailleurs connu une très belle fenêtre qui m’a emmené sur un autre versant de ma vie. Il y a aussi la phrase de Shakespeare qui dit que ce que l’on ne peut éviter, il faut l’embrasser. C’est vrai. On peut choisir d’être acteur du tout type de changement. Il suffit de regarder un handicapé avec son fauteuil ou sa canne blanche, aller d’un point A à un point B grâce aux transports en commun. Sérieusement, de quoi allons-nous nous plaindre ? Soyons inventifs et créons le meilleur changement possible.

6. Les pensées négatives

C’est quoi une pensée négative ?

-          J’y arriverai jamais

-          Je ne sais pas faire ça de toute façon

-          Je suis toujours malade

-          A chaque fois que je fais ceci, il arrive cela

Ça s’appelle du sabotage. Quand on décide à l’avance de la façon dont ça va finir, et bien … la vie ne ment pas. Jamais. La vie est toujours fidèle à la façon dont je la considère. J’ai donc choisi de la considérer comme belle et bonne avec moi. Mes déconvenues sont du coup des petites aventures sans intérêt et mes bonheurs sont d’autant plus grands que j’ai décidé par avance qu’ils arriveraient.

7. Les croyances limitantes

Ça rejoint un peu le numéro 6.

Penser qu’on y arrivera pas, surtout parce qu’autour de nous on nous a toujours dit qu’on n’y arrivera pas. Et tu sais pourquoi ? Parce que les gens, ça les fait chier que tu fasses ce que tu veux quand eux s’interdisent tout.

Tu prends des risques, tu n’es pas raisonnable, tu ne devrais pas.

Les derniers que j’ai entendus :

- Ne pas laisser ma fille de 8 ans monter seule les escaliers et le chemin qui mènent de l’école maternelle à l’école élémentaire

- Ne pas prendre de gens sur Blablacar

- Ne pas conduire la nuit, c'est dangereux

- Ne pas sortir m’amuser le soir parce qu’il faut se reposer

- changer le joint de la baignoire ou un pneu, c'est pour les mecs

La dernière fois que j’ai vu une psy, elle m’a demandé si j’étais anxieuse. Et comme toujours dans ces cas-là je n’ai pas osé la contredire. Mais ça m’a quand même contrarié moi d’avoir dit ça, parce que ce n’était pas ce que je ressentais. Alors je suis allée voir d’abord la définition du mot anxiété (oui, avec les mots je suis pénible, c’est comme ça, mais comme tu l’as compris si tu me lis, je les considère comme dotés d’un pouvoir magique, genre vivants). Voici donc la réponse que je lui ai fait par mail, parce qu’il fallait que je clarifie la situation :

Vous m'avez demandé si j'étais anxieuse. Cette question m'a surpris et m'est restée en tête.

Alors je suis quand même allée voir la définition de l'anxiété.

Je suis en effet, on peut dire, tout le temps "préoccupée" par quelque chose, que ce soit en matière d'organisation et d'anticipation sur ce qui va se passer dans mon emploi du temps. Mais cette occupation ne constitue en aucun cas un stress (si ce n'est une tension dynamique), une peur, une inquiétude ou une angoisse.

Ça peut être inconfortable dans le sens où j'ai toujours à l'esprit quelque chose à faire en suivant.

Mais ce n'est pas de l'anxiété.

Je ne crains pas qu'il se passe des choses négatives.

Plus précisément, je ne sais pas si j'en ai besoin, mais c'est un fait que je ne peux pas m’arrêter de faire et d'inventer des choses, notamment pour remplir mes journées, même après le travail, je fais sans arrêt des listes, parfois à propos de tout : des listes de choses à faire, des listes de choses que j'ai fait, je prévois d'avance des sorties lorsque je sais que les filles vont aller chez leur père et des activités à faire à la maison lorsqu'elles sont couchées.

Alors parfois, je peux ressentir une certaine irritation, parce que je prévois trop grand par rapport à mes capacités (surtout le temps) mais à chaque fois que j'ai essayé de ralentir et d'en faire moins je me suis profondément ennuyée à tourner en rond. Le seul moyen que j'ai trouvé pour pouvoir ralentir en ressentant un bien-être c'est rester dans mon lit.

Reposer mon cerveau en essayant de méditer, j'ai essayé : soit je m'endors, soit je m'ennuie parce que c'est trop long. La méditation de pleine conscience marche mieux : c'est ce qui se produit lorsque je suis à l'atelier de peinture, concentrée sur la couleur et sur mon geste et aussi lorsque je marche.

Je ne sais pas si tout ça est bien clair, mais je pense arriver à préciser ma pensée.

8. Accuser les autres

À ça c’est un chouette jeu. Ça m’arrive d’être accusée. De moins en moins. Mais vraiment, je le sens bien, tiens, que ça va être ma faute tous ces trucs auxquels je n’ai pas participé.

C’est très confortable de dire que c’est la faute des autres.

D’ailleurs j’en ai une bien bonne qui va te montrer comment je vois les choses :

Est-ce que tu sais pourquoi tu es déçu par le gouvernement et le Président de la République ? Pourquoi on peut considérer objectivement qu’ils n’ont fait que de la merde et pas grand-chose pour nous, les êtres humains ?

C’est très simple, toi et moi comme 50% des suffrages exprimés, on a voté pour eux. Si on avait voté pour d’autres, on n’aurait pas été déçu par eux. Ça ne veut pas dire qu’on n’aurait pas été déçu par les autres. Ça ne veut pas dire non plus qu’il faut accepter parce qu’on a voté pour eux.

9. Se plaindre

Il n’y a qu’à relire les 8 premiers points. En effet, je ne me plains pas. On ne peut pas dire que j’ai de la chance ou encore que je vis la vie que j’aurais voulue. Mais je suis ici aujourd’hui et je me débrouille pour que ce soit le plus confortable possible pour moi et mes enfants.

Et tu peux me croire, ça marche !

Si quelque chose ne va pas, c’est que généralement je n’ai pas mis le temps et l’énergie nécessaire pour agir dessus : et je sais pourquoi, c’est parce que j’en ai rien à foutre. C’est pour ça que je ne dis plus jamais « j’ai pas le temps ». Je dis j’en n’ai rien à foutre, c’est beaucoup plus réaliste. Donc si ça ne va pas, généralement, je m’en rends à peine compte.

* * * * *

Vaste que question que le bonheur et être heureux ! Heureusement que nous avons le magasine Flow pour nous remettre les pieds sur terre quand parfois nous nous compliquons inutilement l’existence.

Avec l’année très mouvementée que je viens de passer, j’ai commencé à y réfléchir au bonheur.

Il me semble que je me rapproche un peu plus du mien. Oui parce qu’il n’y a pas de définition universelle ni de recette pour tout le monde.

Comme tu l’as déjà lu, j’ai décidé de devenir une fée. La métamorphose ne se fait pas en un jour, c’est un travail de longue haleine et je me suis préparé un programme en 90 jours qui est déjà pas mal avancé.

Alors, fée, c’est un personnage symbolique bien sûr, il se trouve que cet été je me suis sentie pousser des ailes dans plusieurs domaines et l’idée est restée là.

Heureuse, je pense que je le suis assez, disons que lorsque je me compare à d’autres, j’ai des raisons d’être satisfaite de mon sort malgré tout. On va dire que je gère et que mes efforts paient, j’ai peu de contrariétés.

Toutefois c’est un travail. Et si toi aussi tu veux avancer dans ton bonheur, je peux te conseiller des pistes que tu adapteras à ton cas personnel.

Il y a 3 domaines d’intervention :

Ton environnement

Il s’agit de ton lieu de vie et de travail.

Il s’agit d’arrêter de souffler quand tu balaies du regard ce qui t’entoure : rangement, objets cassés, souvenirs qui pèsent, trop plein de tout.

Ma méthode a été de mettre en place le programme de Courtney que j’appelle familièrement 50% off : se débarrasser de la moitié de ses affaires. Alors je ne l’applique pas au pied de la lettre, parfois c’est plus, parfois c’est moins et surtout il y a quand même une « zone grise » où les objets stagnent en attente de décision définitive. La plus grande partie de ce programme est une réussite. En effet, les objets dont je ne me suis jamais servie … je ne m’en servirai jamais. Je n’ai pas besoin de 4 vases ni de vaisselle ébréchée. Il y a des livres que je garde sentimentalement mais pour la plupart je ne les toucherai jamais (j’ai ouvert un carnet pour noter les titres et j’ai vidé). Les souvenirs qui font mal vont dans des cartons à la cave, dans quelques années, à l’occasion d’un tri, je verrai bien les émotions qui seront là. Pour l’instant ils m’écorchent. Idem avec les vêtements, je ne garde que mes préférés.

Pour l’armoire à pharmacie, les produits ménagers et le garde-manger : entre ce qui est périmé et ce qu’on utilisera jamais, il y a vraiment de quoi faire de la place.

J’avais aussi beaucoup de matériel et de livres de loisirs créatifs pour occuper ma vie de maman : maintenant que je peux avoir une vie sans enfants, j’ai recentré mon attention sur ce que j’aime vraiment et là aussi, il y a du vide qui se crée au fur et à mesure.

Chaque vision d’un élément qui accroche le regard de manière négative doit avoir sa réponse : c'est-à-dire disparaitre d’une manière ou d’une autre : rangé, donné, jeté

Au fur et à mesure, l’intérieur devient agréable et je ne ressens plus cette sensation d’étouffer chez moi. Changer les couleurs et adapter les lumières doit aider aussi.

Tes relations avec les gens

Il y a un truc très simple si tu souris à quelqu’un, il te sourit. Si tu lui parles avec bienveillance, ça désamorce toute tentative agressive. Ca marche dans tous les cas. Une personne agressive va chercher à faire grandir son agressivité, si tu ne vas pas sur son terrain, elle ne peut plus et la situation change de direction. Tu commences par t’entrainer avec la boulangère, le pharmacien, le collègue de bureau et une fois que tu as pris de l’assurance, c’est à faire systématiquement avec toutes les relations obligatoires qui sont désagréables.

Et en plus ça permet de dénouer des malentendus !

 Tes actions

Tu es le résultat de tes choix, alors tes actions sont primordiales dans la réalisation de ton bonheur. Il faut aller chercher les occasions de se sentir bien. Si tu allumes la télé c’est pour regarder quelque chose qui te fais plaisir et pas pour avoir un fond sonore. Si tu veux écouter de la musique, idem, tu fais ton choix. Il faut également saisir toute opportunité pour sortir de chez soi, voir dehors, une promenade au bord du fleuve ou en forêt, aller voir la mer, une expo, un film que tu auras choisi avec soin.

Une fois que tu as fait tout ça, tu pourras faire le bilan de ta semaine et en être satisfait.

Et si tu peux trouver autour de toi des gens qui aiment la même chose que toi, et bien ce sera encore mieux ! Attention, pour trouver, il faut chercher, solliciter, demander … à part « non » tu ne risques pas grand-chose.

Bref, les FAUKON YAPLUKA c’est fini !!!

Bien entendu, dans la vie, le principal, c’est le chemin, pas la destination (à la fin on arrive tous au même endroit, que l’on ait été heureux ou malheureux, alors autant semer des fleurs)

* * * * *

C’est l’occasion pour moi de vous parler de ce film, Paterson

 Paterson_(film)

C'est un film qui peut diviser : soit tu es parti avant la fin parce que c'était mou et qu'il ne se passait rien ... soit tu es resté avec le sourire au lèvres tellement cette histoire correspond à l'apaisement que tu recherches dans ta propre vie.

Paterson conduit un bus. Il a sur lui son carnet et écrit de la poésie. Voilà. Fin du film.

Il a un chien qui l'énerve, une femme dont il est très amoureux qui apporte à sa vie un exotisme qu'il aurait du mal à trouver ailleurs. Si tu fais bien attention, tu te rendras compte qu'ils n'ont rien et pourtant, ils sont plus riches que la plupart d'entre nous : ils se parlent et prennent soin l'un de l'autre.

Prendre soin au sens premier : se préoccuper des affects de l’autre.

Tout un programme.

C’était le rendez-vous du lundi d’Alice et Zaza